Election. Élue par les seuls votes du public, la nouvelle Miss France vient de Normandie. Miss Quercy-Rouergue est quatrième dauphine.
A minuit, telle Cendrillon, mais à l'inverse, Malika Menard, Miss Normandie, est devenue Miss France 2010. Devant Miss Rhône,-Alpes, Miss Provence, et Miss Quercy Rouergue, classée quatrième dauphine... Yeux bleus, visage fin, gracieuse dans sa robe fourreau verte, l'étudiante de Caen a juste le temps de dire « qu'elle ne réalisait pas... ». Il fallait rendre l'antenne.
Diffusée en direct de Nice - rappelons que Toulouse est la seule capitale régionale à n'avoir JAMAIS accueilli la soirée - l'élection de Miss France était placée sous quatre incertitudes. La première et non la moindre : allait on, ainsi que Geneviève de Fontenay l'avait appelé fiévreusement de ses v½ux, voir enfin l'accession à la couronne d'une miss beur ? La deuxième, plus belliqueuse : Geneviève allait elle enfin croiser Valérie Bègue, son ennemi jurée ? La troisième, média : est ce que cela allait chauffer entre Geneviève -toujours elle- et Jean -Pierre Foucault, grand maître cathodique de la cérémonie, et accusé, selon elle, de prendre un peu trop à la légère l'élection, d'avoir toujours un air de deux airs, et de snober le repas qui suit la soirée, préférant sagement aller se coucher... La quatrième, incertitude, enfin, était partagée par tous les habitants du sud que nous sommes : allait -on avoir, fait historique s'il en est, deux fois de suite une Miss issue de la région ? Dans ce flot d 'interrogations, une seule certitude, non négociable, elle : élue pour la première fois à cent pour cent par les votes du public (jusque-là, c'était un mix avec les votes du jury), la Miss 2010, allait être une vraie princesse du peuple...
Commencée à 20 h 45, avec un Jean-Pierre Foucault, n½ud pap's et cheveux rouquins (la marque de la teinture ? ) s et Arielle Dombasle, présidente du jury, éclatante dans sa robe scintillante de sirène (les mauvaises de langues diront « de sardine »), la soirée a déroulé les présentations, sans omettre l'incontournable passage en maillot. Grandes, fines, toutes en jambes et en longs cheveux, les Miss de l'année constituaient incontestablement une belle brochette...
Geneviève de Fontenay, relookée parait-il par Lagerfeld - mais qui a vu la différence ?- et désormais positionnée comme le chevalier blanc garantissant la pureté de ses Miss, a souligné, droite sous son chapeau « qu'une Miss doit être respectée et respectable »., avant de laisser la parole au public souverain, qui a élu démocratiquement (par un appel facturé quelques dizaines de centimes d'euros) sa princesse 2010 .


